Je mets en ligne quelques archives personnelles à titre de contribution à l'histoire anecdotique des mid-sixties à Paris et à Londres et en guise de clin d'oeil à celles et ceux qui ont vécu cette époque.
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Lorsqu'ils se produisaient à Paris les Pretty Things descendaient généralement dans un petit hotel de Saint Germain des Prés, rue Jacob si je me souviens bien.
Ici, Skip Alan et Brian Pendleton (1944-2001); ci-dessous Phil May.
Pour moi, LE lieu mythique de mon Londres des années 65-70.
Situé dans Brewer street, à deux pas du Marquee et cinq minutes de Piccadilly, ce tout petit snack italien aux tarifs modestes était le point de ralliement de tous les "camarades" en séjour à Londres. Si l'un/l'une ou l'autre était en ville vous aviez toutes les chances de l'y rencontrer aux heures des repas. Aussi étonnant que cela puisse sembler, je crois bien que c'est là que j'ai mangé à 17 ans mes premiers spaghetti alla bolognese. L'établissement était tenu par un Italien d'une cinquantaine d'années, par sa femme et par son frère. Nous nous amusions à imaginer toutes sortes d'histoires d'adultères embrouillés au sein de cette petite famille. La Perla existe encore aujourd'hui mais c'est désormais un établissement aux tables nappées de tissu et la carte n'est plus réellement à la portée de la bourse des jeunes désargentés qui nous remplacent.
Chacun de leurs passages à Paris, à la Locomotive notamment, suscitait une indescriptible ferveur. Le spectacle était généralement à la hauteur de l'engouement.
Je me mis en tête de créer leur fan club français et me précipitai à Londres dans les bureaux des disques Fontana pour me faire agréer par le fan club british. Ils étaient très gentils mais n'en avaient strictement rien à faire. Ainsi naquit le premier fan club virtuel. Qu'importe, avec un peu de persévérance et grace à la gentillesse de Dick et Phil cela permettait du moins un accès backstage...
Il existait à cette époque un autre club londonien renommé, d'une superficie équivalente à celle de la Loco à Paris, qui s'appelait le Tiles. Je n'ai retrouvé aucun document personnel le concernant, mais je me souviens d'y avoir applaudi, entre autres, Solomon Burke.
Le Bunjies était un petit club de folk situé près de Charing Cross Road où se produisait une merveilleuse jeune chanteuse de folk-blues nommée Jo-Ann Kelly.