2.10.06

MODS OU ROCKERS?

Si, chez beaucoup d'entre nous, la passion du rock s'était installée avec la découverte des pionniers, essentiellement américains, c'est l'irruption de la scène britannique qui a véritablement façonné nos goûts et notre style de vie de l'époque. Pour ma génération l'arrivée des Beatles, Stones et autres Who survenait à un âge (15-16 ans) où nous ne nous contentions plus de l'écoute de Salut les Copains mais où nous commencions à « sortir ». Nous n'avions pas connu le Golf Drouot des Chaussettes Noires, celui où nous faisions nos premiers pas résonnait encore des chansons d'Eddie Cochran ou de Gene Vincent mais les groupes qui s'y produisaient étaient de plus en plus influencés par la musique qui venait du Royaume Uni. Les références musicales à Chuck Berry ou Bo Diddley étaient fortes mais leur impact était renforcé par l'interprétation qu'en donnaient ces nouveaux arrivants.

Nous n'avons pas connu chez nous les affrontements de masse entre mods et rockers dont la presse anglo-saxonne faisait ses choux gras. Nous appartenions à un club dit « des Rockers », fondé par notre aîné de quelques années Jean-Claude Berthon mais sur nos crânes la frange avait très vite remplacé la banane et notre style vestimentaire s'inspirait sans équivoque de celui des mods. Quelqu'un a inventé le terme de « mockers » qui nous décrit assez bien. Ceux qui restaient fidèles aux codes vestimentaire et capillaire du rocker old school ne nous appréciaient guère et nous traitaient de « pédés » à l'instar de la masse des français moyens. Et de surcroît, pour la plupart d'entre eux leur goût pour le rock englobait une admiration sans borne pour un artiste tel que Johnny Hallyday. Cela établissait entre eux et nous un fossé totalement infranchissable. Leur confusion fut grande le jour où, à l'occasion d'un de ses nombreux come back, Vince Taylor lui même, l'icône des puristes, se présenta sur la scène du Golf vêtu comme un Rolling Stone et arborant cheveux longs, frange et catogan.
Hormis le look l'apport principal des mods à notre culture fut l'ouverture à la soul music américaine Atlantic - Stax - Tamla.

24.9.06

LA MAISON D'HARRISON

Durant l'été 67 Alain et quelques autres copains étaient allés roder autour de la maison de John Lennon. Profitant de l'ouverture du portail au passage d'une camionnette de livraison ils ont pénétré dans le jardin où ils sont tombés sur mister John himself qui, visiblement peu troublé par cette intrusion, a accepté de poser pour la postérité en compagnie de nos compères. Depuis cet épisode Alain, au moindre prétexte, extirpait « la » photo de son portefeuille: « Moi, môssieur, je pose avec Lennon! ». (Si quelqu'un de la bande possède encore un exemplaire de l'icône, je suis preneur!)
J'étais quand même un peu jaloux et quelques mois plus tard Michèle et moi allâmes planquer à notre tour devant la fameuse maison. Au bout d'un moment un habitant en sortit et je lui demandai s'il serait possible de rencontrer le maître des lieux. « Mister Lennon n'habite plus ici! » me fut il répondu d'un ton cinglant. En fait John était parti couler le parfait amour avec Yoko Ono et nous étions tombés sur un proche de Cynthia l'épouse délaissée.
Histoire de ne pas rentrer bredouilles à Paris nous nous mîmes en quête de la demeure de George Harrison, bien planquée dans la campagne. Comme nous venions de faire le tour de la maison un homme brun aux cheveux longs facilement reconnaissable, vêtu d'un peignoir de bain, surgit comme un diable furieux, hurle qu'il a envie qu'on lui foute la paix chez lui et nous ordonne de décamper sur le champ. Qui pourrait le lui reprocher?

13.9.06

QUESTION DE CHEVEUX 1964-1975

Du "n'importe quoi" au "baba cool", en passant par le "mod", de l'importance de la coupe de cheveux.


12.9.06

DICK TAYLOR A PARIS (65-66)



En compagnie d'Annick Ballard, présidente du Fan club des Rolling Stones.


Avec Jean et myself.

11.9.06

HILL'S HOTEL

Nous étions quelques uns à descendre régulièrement au Hill's Hotel dans le quartier de Bayswater, ou à son voisin, le Langham, lorsque nous nous rendions à Londres. C'était un immense bâtiment constitué par la réunion de plusieurs immeubles. Il devait avoir eu son heure de grandeur mais à cette époque il se trouvait dans un état de délabrement avancé. L'intérieur était traversé d'un labyrinthe de couloirs et d'escaliers en tous sens où il n'était pas rare de s'égarer. Les chambres ressemblaient un peu à celle de Jill Bioskop à l'hotel Savoy dans La Femme Piège de Bilal.

Le Hill's disparut dans un incendie qui fit une dizaine de morts le 11 mai 1971.

RAINING IN MY HEART